Origine
du Fest-Noz (pluriel : festoù-noz) : |
Signification
: fête de nuit. Fest-deiz est la fête de jour.
Le
fest-noz est une fête où les habitants du village,
toutes générations confondues, viennent danser.
A l'origine, elle concluait une très dure journée
collective de labeur : moisson, ramassage de pommes de terre
ou autre. La danse est collective, exprimant symboliquement
la notion de solidarité et de partage. Autrefois, les
chanteurs évoluaient dans la ronde parmi la population,
fête uniquement campagnarde.
Un
renouveau apparaît après la guerre. Depuis les
années 70, la musique s'ajoute de plus en plus au chant
traditionnel et atteint les villes : duos de sonneurs ou formations
musicales plus étoffées, qui n'hésitent
plus à utiliser des instruments électriques, modernisant
considérablement les mélodies traditionnelles,
mais dont l'identité demeure pour autant intégrale
de par les thèmes abordés malgré les convergences
issues d'autres cultures, liées à l'évolution
de la société et à l'ouverture au monde.
Le rôle communautaire est cependant intact, rassembleur
et toujours aussi festif. Des groupes musicaux célèbres
et populaires comme Tri Yann, Alan Stivell, Matmatah, Gwendal,
Sonnerien Du, basent ou ont basé une bonne partie de
leurs productions musicales sur l'An Dro ou l'Hanter Dro.
Dans
le Pays de Vannes, les principales danses sont l'An Dro écrit
aussi En Dro, qui veut dire "plein cercle" ou "le
tour", et l'Hanter Dro qui veut dire "demi-cercle"
ou "moitié de tour". Il existe au total une
quarantaine de danses bretonnes.
Les branles doubles de la Renaissance
sont à l'origine de l'An Dro, les danseurs se tiennent
par le petit doigt, en ronde.
L'Hanter Dro, lui, se danse en chaîne
avec hommes et femmes alternés. Les danseurs se tiennent
par le bras, corps légèrement tourné vers
la gauche, le pas est à 3 temps, ou 6 temps pour l'Hanter-Dro
Alre (Auray). Beaucoup de déclinaisons existent, selon
les endroits.
|
Toute
la Bretagne n'est pas bretonnante. Cette langue est essentiellement
parlée dans la partie occidentale, appelée Basse-Bretagne.
En Haute-Bretagne (partie orientale), on parle le Gallo.
Quatre
"parlers" bretons se différencient essentiellement
selon les endroits (correspondant aux principaux évêchés)
: Cornouaille (Kerne), Léon (Leon), Trégor (Treger)
et Vannetais (Gwened). L'écriture et les expressions
sont différentes. Originaire du Léon et bretonnante
depuis l'enfance grâce à mes grands-parents essentiellement
(un peu moins maintenant par manque de pratique...), j'ai pu
constater personnellement des différences importantes
lorsque je me suis installée il y a quelques années
dans le Pays de Vannes. Dans un souci d'unification et de préservation
de la langue, le breton est enseigné depuis une trentaine
d'années dans les écoles Diwan (Skoll Diwan),
le réseau compte à l'heure actuelle, de la maternelle
au lycée, une cinquantaine d'établissements sur
les 4 départements bretons.
-
Le
drapeau breton appelé "Gwen ha du" signifie
"blanc et noir" : |
L'ancien
drapeau breton, datant du XIIème siècle, était
appelé "Kroaz Du", il ne portait qu'une croix
noire sur fond blanc. Le drapeau actuel date du début
du XXème siècle (1925). Il est inspiré
des étoiles du drapeau US, et du blason de Rennes. Les
9 bandes représentent les anciens évêchés
: les 4 bandes blanches pour la Basse-Bretagne (Cornouaille,
Léon, Trégor, Vannetais) et les 5 bandes noires
pour la Haute-Bretagne (Dol, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Malo).
Les hermines sont l'héritage du Duché de Bretagne,
mais leur nombre (11) n'a pas de signification connue, il est
d'ailleurs variable.
|